Lundi 14 juin 2010
Mot du président - En tournée en Gaspésie
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Au cours des derniers mois, beaucoup a été dit sur le financement des partis politiques québécois. Des allégations de toutes sortes ont notamment pris pour cible le Parti libéral du Québec. Le fait que notre parti a été réélu en décembre 2008 pour former le gouvernement n’est sans doute pas étranger aux attaques des Partis adverses. Pourtant, le climat de cynisme engendré par ces attaques non fondées, souvent partisanes ou anonymes, a d’abord pour effet de saper la confiance de la population envers l’ensemble des partis politiques. La Loi actuelle sur le financement des partis politiques adoptée en 1977 par le gouvernement de René Lévesque est pourtant considérée comme une des plus démocratiques au monde.
Placée sous la juridiction du Directeur général des élections (DGE), nommé lui-même par les deux tiers des députés de l’Assemblée nationale, la loi québécoise définit un cadre sévère, permettant aux citoyens de soutenir librement la formation qui correspond le mieux à leurs convictions politiques. Le PLQ a toujours scrupuleusement respecté la Loi et retourné au DGE toute contribution qui contrevenait à ses dispositions. Les rapports et enquêtes du DGE en font foi. Après 143 ans d’existence et après avoir reçu de nombreux mandats de la population pour gouverner le Québec et en faire un état moderne, le PLQ comprend mieux que quiconque l’importance d’agir pour conserver la confiance des citoyens.
Nul doute qu’après plus de 30 ans d’application, la Loi électorale nécessite un dépoussiérage. Le gouvernement libéral a lui-même pris l’initiative de modifier la Loi actuelle, en présentant le projet de loi 93 et en proposant un resserrement des règles, des sanctions plus sévères, des amendes multipliées par 10, l’interdiction des dons anonymes et la perte du droit de transiger avec le gouvernement pour 5 ans pour toute personne déclarée coupable d’une infraction. Il est clair que ces changements viendront renforcer le caractère démocratique de la Loi et contribueront à dissuader ceux qui voudraient l’enfreindre.
Au cours des derniers mois, le Parti québécois s’est montré particulièrement irresponsable et démagogique dans la dénonciation des citoyens qui ont contribué au PLQ, créant suspicion et méfiance dans la population. L’Opposition officielle a abusé de son immunité parlementaire pour accuser ces gens d’avoir fait une contribution dans l’espoir d’obtenir une faveur du gouvernement. Cette chasse aux sorcières est inacceptable puisqu’elle ternit injustement des réputations et surtout, ne résiste pas à l’analyse des faits.
Le PLQ est une large coalition, très représentative de la diversité des individus et des groupes formant la société québécoise. C’est un parti d’ouverture dont les valeurs reposent sur le développement économique comme source d’enrichissement collectif, sur l’égalité des chances et la justice sociale. S’il reçoit plus de dons, c’est que ses valeurs et ses priorités sont partagées par un plus grand nombre de Québécois. S’il reçoit plus de dons c’est parce que les donateurs accordent une importance primordiale à ces valeurs. Si le PLQ reçoit plus de dons c’est également parce que les Québécois sont puissamment motivés par le rejet de l’option indépendantiste préconisée par le Parti québécois comme sa première priorité. C’est une source de motivation légitime et supplémentaire pour les donateurs libéraux et ça devrait être une source de réflexion pour Pauline Marois.
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