Le gouvernement va plus loin que l'objectif de réduction des dépenses annuelles de 3,2 % d'ici 2013-2014

Publié le 30 mars 2010

QUÉBEC, le 30 mars 2010 - La présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l'Administration gouvernementale, Mme Monique Gagnon-Tremblay, annonce que le Plan d'action pour la réduction et le contrôle des dépenses 2010-2014, Dépenses publiques : des choix responsables, permettra de porter l'objectif de croissance des dépenses de programmes de 3,2 % à 2,8 % à compter de 2011-2012.

En tenant compte de la contribution santé annoncée dans le budget 2010-2011, le taux de croissance des dépenses passera à 2,9 % en 2010-2011 et à 2,2 % les trois années suivantes. Cette contribution permet en effet, d'une part, d'accroître le financement direct des établissements de santé et, d'autre part, de réduire davantage la croissance des dépenses de programmes.

"Considérant la situation des finances publiques, le niveau d'endettement du Québec ainsi que les défis démographiques auxquels l'État québécois est confronté, le retour à l'équilibre budgétaire est prioritaire et prend plus que jamais toute sa signification", a affirmé Mme Gagnon-Tremblay.

L'une des meilleures performances canadiennes

De 2003 à 2009, le Québec a bien contrôlé ses dépenses, puisqu'on observe une croissance annuelle moyenne de 4,8 % comparativement à une croissance annuelle moyenne de 7,6 % dans les autres provinces. Ce résultat place le Québec au deuxième rang au Canada. Seule la Colombie-Britannique a fait mieux, avec une croissance annuelle moyenne des dépenses de 4,3 %.

Des efforts de rationalisation dans tous les ministères et organismes

Les efforts consentis par le gouvernement lors de la mise en oeuvre du Plan de retour à l'équilibre budgétaire ont permis, dès 2009-2010, de limiter la croissance des dépenses à 3,8 %. Ce résultat a pu être atteint par des efforts de rationalisation de près de 900 millions de dollars dans l'ensemble des ministères, et ce, malgré d'importantes dépenses imprévues. Pour sa part, la réduction de la croissance des dépenses de programmes pour 2010-2011 représente un effort de rationalisation de 1,2 milliard de dollars par rapport à la moyenne de croissance des dépenses de 4,8 % de 2003-2004 à 2009-2010. "Tous les secteurs de dépenses et tous les ministères ont été mis à contribution", a souligné la ministre.

Priorité à la santé et à l'éducation

La croissance des dépenses de programmes de 1,8 milliard de dollars en 2010-2011 est allouée prioritairement à la santé et à l'éducation. La santé profitera d'une augmentation de 988 millions de dollars, ce qui constitue une augmentation de 3,7 %. En tenant compte des sommes provenant de la contribution santé, la croissance des dépenses totales de santé s'élève à 5 %.

Le budget de l'éducation, quant à lui, bénéficiera d'une augmentation de 316 millions de dollars, soit une augmentation de 2,2 %, ce qui permettra de couvrir les coûts de système et de poursuivre les réformes amorcées.

Des choix responsables

Pour atteindre ces objectifs de réduction des dépenses afin d'assurer la prestation de services à la population dans les secteurs névralgiques, le gouvernement prend certaines décisions d'importance majeure :

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- Les ministères et organismes mettant en place de nouvelles initiatives

devront présenter des moyens de financement correspondant à ces

initiatives en mettant fin, si nécessaire, à certaines activités déjà

existantes.

- Les programmes qui arrivent à échéance ne seront pas renouvelés

automatiquement. Leur renouvellement sera soumis aux mêmes conditions

que celles mises en place pour les nouvelles initiatives.

- La cible de réduction graduelle des dépenses de fonctionnement de

nature administrative atteindra 10 % d'ici 2013-2014.

- La croissance des investissements du Plan québécois des infrastructures

2009-2014 est limitée à 1,5 % alors qu'elle était de 10,8 % lors du

dernier plan quinquennal.

>>

"Nous poursuivrons nos efforts de rationalisation de façon continue et équilibrée, tout en assurant le maintien des services directs à la population et en investissant là où les besoins se font le plus pressants", a conclu Mme Gagnon-Tremblay.

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