Québec, le 18 juin 2009 ─ Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a tracé aujourd’hui un bilan positif des actions économiques posées par le gouvernement dans les six premiers mois de son nouveau mandat.
« Le 8 décembre dernier, les Québécois ont choisi un gouvernement de stabilité pour affronter une tempête économique. Ils ont eu raison. Six mois plus tard, l’économie du Québec fait mieux qu’ailleurs, et les services publics en santé et en éducation ainsi que l’aide aux familles ont été protégés », a dit le premier ministre.
Le gouvernement a posé 5 gestes majeurs pour limiter les effets du ralentissement économique auprès de la population :
- Il a bonifié de 4 milliards $ et accéléré la réalisation du programme d’infrastructures, qui crée 100 000 emplois par année en moyenne pendant 5 ans. Le gouvernement a procédé à trois coups d’envoi majeurs : le complexe hydroélectrique La Romaine, le CHUM et l’Adresse symphonique.
- Il a injecté 2,7 milliards $ en liquidités aux entreprises;
- Pour venir en aide aux travailleurs qui perdent leur emploi ou qui sont à risque, il a consenti une enveloppe de 1,5 milliard $.
- Il a franchi les premières étapes menant au Nouvel espace économique et au Plan Nord.
- Il a protégé les services publics en santé et en éducation, ainsi que l’aide aux familles.
Au total, l’effort de relance du gouvernement du Québec est comparable à celui du nouveau président américain. L’injection de 15 milliards $ dans l’économie québécoise représente 4,9 % du PIB, contre 4,8 % aux États-Unis. En comparaison, l’effort financier du gouvernement du Canada est à 4,1 % du PIB.
« Le résultat, nous le voyons dans les chiffres », a dit le premier ministre. « Les indicateurs économiques ne mentent pas. Et les analystes et les observateurs sont très nombreux à reconnaître que le Québec, dans cette tempête économique, fait beaucoup mieux que ses voisins et que la plupart des grands pays industrialisés. »
Feuillet d'information, Indicateurs économiques
Emploi
Chiffres du mois de mai : Québec : 8,7 % / Ontario : 9,4 %.
Le Québec a connu 2 mois consécutifs de création d’emplois en avril et mai 2009 (création de 28 100 emplois), alors que le Canada perdait 5 900 emplois et l’Ontario 62 700.
13 des 16 régions du Québec affichent un taux de chômage inférieur à celui de 2003.
Ventes au détail
Les ventes au détail ont diminué de 2 % au Québec depuis le début de l’année. C’est un recul beaucoup moins important que l’Ontario à 4,6 %, et que le Canada à 5,3 %.
Mises en chantier
Le nombre de mises en chantier a reculé de 14,8 % au Québec, mais de 42 % au Canada.
Heures travaillées dans le domaine de la construction
En 2008, le nombre d’heures travaillées dans le secteur de la construction était de 136 706 805. Pour 2009, les chiffres des 4 premiers mois laissent entrevoir une prévision de 134 000 000 d’heures travaillées.
Bonification et accélération du programme d’infrastructures
Pour soutenir l’économie en période de ralentissement économique, le gouvernement a bonifié de 4 milliards $ et accéléré la réalisation de son programme d’infrastructures. 42 milliards $ y seront consacrés dans les 5 prochaines années, ce qui permettra la création de 100 000 emplois par année en moyenne.
Depuis janvier, le gouvernement a donné le coup d’envoi de trois ouvrages majeurs : le complexe hydroélectrique de La Romaine, le CHUM et l’Adresse symphonique (salle de spectacle de l’Orchestre symphonique de Montréal).
L’investissement en infrastructures sera de 14 milliards $ en 2009-2010. Les investissements routiers seront de 3,7 milliards $ cette année, avec des travaux majeurs sur les autoroutes 25, 30, 35, 50 et 175.
Aide directe aux travailleurs
Pour soutenir directement les travailleurs, 500 millions $ ont été ajoutés au Pacte pour l’Emploi, ce qui porte l’effort du gouvernement à 1,5 milliard $ pour soutenir les travailleurs qui perdent leur emploi ou qui sont à risque. 400 millions $ supplémentaires sont consentis à l’industrie forestière.
Le gouvernement a également adopté lors de la session de janvier le projet de loi qui préserve la solvabilité des régimes de retraite. De plus, 25 millions $ ont été octroyés aux propriétaires de machinerie forestière.
Relance de l’économie
Après avoir adopté des mesures pour contrer le ralentissement, le gouvernement prépare la relance de l’économie.
Plusieurs étapes importantes ont été franchies dans la mise en œuvre du Nouvel espace économique et du Plan Nord.
En outre, un Fonds de 825 millions $ en capital de risque a été créé en partenariat avec la Caisse de dépôt et de placement et le Fonds de solidarité de la FTQ. 125 millions $ seront aussi consentis pour la création de 3 fonds d’amorçage en appui aux entreprises technologiques.
Le Nouvel espace économique
L’entente Québec-France a été ratifiée par l’Assemblée nationale, et 18 accords de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles ont été signés. Pour combler les besoins grandissants de main-d’œuvre, le Québec disposera également d’une voie rapide pour faciliter l’établissement d’étudiants étrangers, de travailleurs temporaires spécialisés et de travailleurs pour les secteurs en pénurie.
Des projets de loi ont été déposés sur la mobilité de la main-d’œuvre au Canada et sur la création d’un poste de commissaire aux plaintes pour la reconnaissance des compétences professionnelles des immigrants.
Les négociations sur le libre-échange entre le Canada et l’Europe ont été lancées le 6 mai dernier.
Le Plan Nord
Le Plan Nord est en marche. En plus du complexe La Romaine qui en est le projet phare, les études ont été devancées pour le projet de Petit Mécatina. De plus, la demande a été acheminée à Hydro-Québec d’identifier des projets énergétiques totalisant 3 500 mégawatts.
Une somme de 106 millions $ sera consacrée à l’amélioration des aéroports nordiques. Le gouvernement consentira également 698 millions $ pour le prolongement de la route vers les gisements du Mont Otish et la réfection de la route 389.
Le gouvernement a lancé les études sur un quai de croisières à Sept-Îles, a créé l’Institut des mines à Val d’Or ainsi que le parc national de Kuururjuaq.
Climat propice à l’investissement
Les actions posées par le gouvernement au cours des dernières années ont créé un climat favorable à l’investissement.
D’ci 2011-2012, la réduction du fardeau fiscal des entreprises atteindra 2 milliards $, soit une baisse de 23 %.
Le taux marginal d’imposition du Québec sur l’investissement, qui se situera à 14,5 % en 2012, sera inférieur aux taux moyens des États-Unis (34,4 %) et des pays de l’OCDE (21,8 %). Le taux québécois sera plus faible également que celui de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
Le Québec s’est donné comme objectif de porter à 3 % la part du PIB consacrée aux dépenses en recherche et développement d’ici 2010.
Déficit budgétaire
Le Québec se compare avantageusement à ses voisins pour ce qui est de la situation budgétaire. À 1,3 % du PIB, le déficit du Québec de 3,9 milliards $ pour l’exercice financier 2009-2010 est moins important que celui de ses voisins et de l’ensemble des pays industrialisés.
En comparaison, le déficit de l’Ontario sera de 18,5 milliards $ de dollars, ce qui représente 3,2 % de son PIB. Le déficit du gouvernement du Canada représente également 3,2 % de son PIB, à 50,2 milliards $ de dollars.
Le Québec se compare avantageusement aussi aux économies européennes. Le déficit des États-Unis se chiffre à 13,1 % de son PIB, celui de l’Angleterre est à 12,6 % de son PIB, et celui de la France à 6,6 % de son PIB.
Le déficit budgétaire du Québec se compare avantageusement aux déficits encourus par les gouvernements précédents en période de ralentissement économique. En 1980-81, le déficit du Québec avait atteint 4,8 % du PIB, alors qu’en 1984-85, il atteignait 3,9 % du PIB. En 1994-95, le déficit du Québec avait atteint 3,4 % du PIB.
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