Sherbrooke, Québec, le 15 décembre 2008 - Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) disposera bientôt, au
CHUS-Hôpital Fleurimont, d'une salle dédiée à l'électrophysiologie cardiaque, grâce à un investissement de 3,9 millions de dollars de la part du gouvernement du Québec pour l'acquisition et l'installation de l'équipement nécessaire. C'est ce qu'ont annoncé aujourd'hui la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la région de l'Estrie,
madame Monique Gagnon-Tremblay, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, le
docteur Yves Bolduc.
L'électrophysiologie est une branche de la cardiologie tertiaire qui s'intéresse à l'activité électrique du coeur. Elle a des applications diagnostiques, par exemple, l'étude de l'arythmie (battements irréguliers du coeur), et des applications thérapeutiques, par exemple, la pose de défibrillateurs internes et de stimulateurs cardiaques.
Comme l'a expliqué le docteur Bolduc, «le CHUS dispose depuis 2005 d'un service d'électrophysiologie cardiaque d'intervention. Toutefois, les spécialistes devaient jusqu'ici travailler dans des salles conçues à d'autres fins, notamment en hémodynamie. Ce nouveau développement permettra d'augmenter le niveau d'activité en ce domaine, d'où une diminution de l'attente et une réduction du nombre de patients devant être déplacés vers Montréal».
Madame Gagnon-Tremblay a rappelé l'appui important que le gouvernement du Québec accorde au développement du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. «Nous avons investi 112 millions pour l'agrandissement de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, consolidant ainsi sa mission spécifique dans la responsabilité clinique globale du CHUS. Des investissements importants sont aussi prévus au CHUS Hôpital Fleurimont, afin d'accentuer ses fonctions spécialisées et surspécialisées, notamment pour les soins tertiaires et quaternaires», a déclaré la ministre responsable de la région.
Le ministre Yves Bolduc a conclu : «Grâce au travail de notre gouvernement, un troisième grand pôle universitaire d'électrophysiologie médicale sera développé au Québec, avec ceux de Montréal et de Québec. Il en résultera une meilleure répartition géographique d'une offre de service de pointe, ainsi qu'un déploiement plus optimal des électrophysiologistes sur le territoire québécois.»
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